Soupçons de détournement et d’abus de confiance : Mélenchon dans le viseur de l’Office antifraude européen

Publié le 2 avril 2025 par: Être Heureux
Alors que les projecteurs sont braqués sur Marine Le Pen et son risque d’inéligibilité, un autre leader politique, Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France insoumise, fait également face à des accusations sérieuses.
Un rapport final de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf), révélé par Libération le 28 mars, met en lumière des « manquements » et « irrégularités » liés à l’emploi de deux de ses assistants parlementaires entre 2013 et 2017.
Une Enquête de Longue Haleine
Depuis 2017, Jean-Luc Mélenchon est dans le collimateur de l’Olaf, suite à une enquête initialement déclenchée par la dénonciation de l’eurodéputée de droite Sophie Montel. Cette enquête s’étend sur les emplois potentiellement fictifs non seulement au sein du Front National (devenu Rassemblement National) mais aussi du MoDem et de La France insoumise. L’accent est mis sur la période où Mélenchon était à la tête du Parti de gauche avant de fonder LFI en 2016.
Les Accusations Portées
Le rapport de l’Olaf pointe du doigt Juliette Prados, attachée de presse historique de Mélenchon, et Laurent Maffeïs, son directeur de cabinet, pour n’avoir pas déclaré leur véritable rôle auprès de Mélenchon en tant que chef de parti, tout en étant rémunérés par l’institution européenne. Ils auraient également enfreint les règles de résidence et de communication établies par le Parlement européen, optant pour des communications via la messagerie du Parti de gauche et résidant en Île-de-France tout en percevant des indemnités de dépaysement.
Réactions et Conséquences Potentielles
Jean-Luc Mélenchon, qui a été entendu par l’Olaf en 2020, a semblé minimiser sa compréhension des règles, suggérant que les frais étaient peut-être couverts par d’autres moyens que ceux du Parlement. L’Olaf critique sévèrement cette attitude, l’accusant d’une « méconnaissance et d’un désintérêt assumé » des obligations réglementaires. Ces faits pourraient entraîner des investigations plus poussées pour des accusations comme l’abus de confiance, le détournement de fonds publics et le recel.
Situation Juridique Actuelle
Pour l’instant, l’enquête semble progresser lentement, avec Laurent Maffeïs sous le statut de témoin assisté et Juliette Prados non poursuivie. Jean-Luc Mélenchon n’a pas encore été convoqué par la nouvelle juge d’instruction qui a repris le dossier.